09 janvier 2011
je sais que certaines personnes reviennent ici parfois, moi aussi quand j'y pense, c'est à dire quasiment jamais. Je me relis comme on relierai une autre personne et tout me semble bien loin maintenant. Et au final je ne reviendrai pas pour les mêmes raisons que sur mon dernier article. Tout est devenu trop personnel et ça ne rime plus à rien.
Mais des coeurs pour vos yeux. x
27 avril 2009
sofia ran away one last time.
j'en arrête là avec ce blog. pour de bon. je ne sais même pas si quelqu'un passe encore ici. sofia déjà morte, s'enterre définitivement à la fin de ce paragraphe même si j'aurai toujours une certaine tendresse pour elle et ce qu'elle fût pour moi. j'ai eu tort d'essayer de la faire revivre, son fantôme et sa personnalité. je ne suis plus celle qui fuit. je me rends compte qu'il est désormais impossible pour moi d'offrir ma vie à des yeux que je ne connais pas. la vérité était toujours là, cachée derrière quelques mots et romancés pour certains passages, mais dans les grands traits la réalité était là. mais ma réalité est devenue trop intime, il ne s'agit même plus des amours de passages, mes maux intérieurs sont désormais liés à ma famille plus que jamais et je me rends compte que je ne peux plus donner cette partie là, j'aurai l'impression de vous les offrir en pâture, leur souffrance et la mienne. alors à quoi bon? à quoi bon continuer de cliquer deci delà sur des pages qui s'effritent, parler de coke, de baise et d'argument en papier mâché. un beautiful looser, reste quand même un looser. et je crois que je ne suis plus très forte pour faire semblant.
la dualité de ma personnalité bloguiale s'achève donc ici.
farewell and goodbye.
x
25 mars 2009
i should forget but i can't
j'imagine que l'on n'écrit jamais quand tout va bien, quand finalement il n'y a plus rien à cracher. le venin s'est fait la malle, un peu comme ma tête, en même temps que mon coeur. tout réagi au moindre tempo, au moindre son. j'ai les pupilles qui dansent et les cheveux desordonnés. il y a des fleurs un peu partout et je ne sais même plus dans quel sens tourne la terre ni pourquoi. je m'en fiche à vrai dire.
mon bracelet rose commence à prendre la poudre d'escampette.
08 mars 2009
it's not like a believe in everlasting love.
"I shut my eyes and all the world drops dead;
I lift my lids and all is born again.
(I think I made you up inside my head.)
The stars go waltzing out in blue and red,
And arbitrary blackness gallops in:
I shut my eyes and all the world drops dead.
I dreamed that you bewitched me into bed
And sung me moon-struck, kissed me quite insane.
(I think I made you up inside my head.)
God topples from the sky, hell's fires fade:
Exit seraphim and Satan's men:
I shut my eyes and all the world drops dead.
I fancied you'd return the way you said,
But I grow old and I forget your name.
(I think I made you up inside my head.)
I should have loved a thunderbird instead;
At least when spring comes they roar back again.
I shut my eyes and all the world drops dead.
(I think I made you up inside my head.)"
Mad Girl's Love Song by Sylvia Plath
22 février 2009
i'm no one but a shadow.
on est samedi soir et ça pourrai être triste, d'être là chez moi, seule à ne pas savoir quoi faire. je sais pas si ça l'est. je suis très fatiguée. c'est tout ce que je sais en faite. et je n'ai pas envie d'écrire. et en même temps j'écoute du Liszt. il n'y a rien contre ça, à chaque fois que j'écoute liszt j'ai l'impression, idiote, d'être amoureuse. il doit y avoir un côté puissant qui se cache derrière. les abus et désabus de l'amour, son côté mélodramatique ou niais. ça laisse rêveur. liszt laisse rêveur. peut être pour ça qu'il est rentré dans le cercle des compositeurs romantiques. le rêve, la pensée qui nous échappe comme une volute de fumée. la semaine étrange que j'ai passé, mon esprit qui s'envole à tout va, sans m'attendre, sans rien dire. la tête que j'ai perdu, comme si ma vie n'était plus que flou et voie lactée. quelque chose d'autre. pas d'ici, même pas de là. quelque chose.
liszt . sonnet of petrarch no. 123
11 février 2009
but conscious of nothing but the will to survive.
j'écoute white chalk de pj harvey. je l'écoute en boucle presque religieusement pendant que je fixe le plafond tentant de déceler quelque chose qui aurai pû m'echapper. j'aime le shuffle mais lorsque j'écoute un album je l'écoute toujours dans l'ordre. je me dis que si l'artiste a mis les morceaux dans un ordre précis c'est sûrement pour quelque chose, ce serai comme rompre une incantation ou un truc du genre. parfois ça marche et parfois je me dis que j'aurai pas mis ça à ce moment là. mais là je crois que l'incantation de white chalk est plutôt du genre puissante. certains artistes sont des magiciens ou des sorciers, pour pj harvey j'hesite toujours. j'imagine qu'on peut etre les deux quand on allie noirceur et luminosité. dear darkness won't you cover me again? je sais pas trop, je crois que j'ai sommeille mais je n'ai pas envie de dormir parce que je sais que je vais rêver de lui et je ne veux pas. que tout recommence à nouveau. il était parti loin, un an et demi sans nouvelle et puis. et puis quoi?
pj harvey . grow grow grow
05 février 2009
fools in love, gently hold each other.
la fatigue me brouille un peu la vue. il fait nuit et je cherche ta voix avant de fermer les yeux, ou pour les fermer sûrement. mon ipod est en marche, on repeat. you're not my yoko ono, you said those words to me. le bâton d'encens brûle encore et j'ai chaud. appart lisa germano je n'entends rien, je ne t'endends pas. alors je tourne dans les draps rouge sang, je tourne encore et encore. you have to many problems, always in therapy. dans ma tête c'est comme un leimotiv, presque comme une berceuse, je t'apelle. dans le dialogue silencieux tu ne réponds plus, même quand je le fais pour toi. je ne sais pas si je suis triste ou soulagée.






